Géraldine Claudel
Découvrez son univers créatif en quelques questions
« Le Cas Philomène » est votre premier roman ?
En effet, il s’agit de mon premier roman publiable et publié. Je me suis remise à l’écriture sur le tard, après avoir arrêté pendant près de trois décennies. Adolescente, j’écrivais des histoires, des romances, des aventures pleines d’humour… J’adorais ça ! J’y passais d’ailleurs le plus clair de mon temps. Quand est arrivé l’âge adulte et ses contraintes, j’ai arrêté d’écrire et complétement oublié à quel point raconter des histoires faisait partie de moi. Il m’a fallu attendre la cinquantaine et un burnout pour recommencer à écrire, mon blog de coaching de vie tout d’abord, avant de repasser à la fiction grâce à Yohan Perez.
Comment est née votre collaboration avec Yohan Perez ?
C’est une jolie histoire. Yohan a beaucoup d’idées de récits, toutes plus intéressantes les unes que les autres, et il s’associe à des auteurs pour les développer et les écrire. J’étais en train de travailler sur un livre de développement personnel tiré de mon blog de coaching de vie « Le Point G » quand Yohan m’a contactée via Facebook pour me proposer une collaboration autour d’un de ses pitchs pour lequel il avait besoin d’une voix féminine. Il avait beaucoup aimé le style de mon blog et le dernier article incisif et plein d’humour que je venais de poster concernant les hommes qui me contactaient pour des faveurs sexuelles à cause du nom volontairement évocateur de mon site.
J’ai tout de suite été emballée par son idée de récit. J’y ai incorporé mes propres idées et ai donné vie aux personnages. J’ai terminé d’écrire « Le Cas Philomène » en trois mois.
J’ai tout de suite été emballée par son idée de récit. J’y ai incorporé mes propres idées et ai donné vie aux personnages. J’ai terminé d’écrire « Le Cas Philomène » en trois mois.
Parlez-nous de ce roman…
C’est l’histoire de 5 jeunes femmes superbes qui s’étaient engagées dans la police et qu’on avait cantonnées à des travaux bien peu passionnants et, moi, Charlie… Non, je plaisante, quoique… C’est effectivement l’histoire de 5 amies dont l’une fête ses 32 ans un soir de printemps à la terrasse d’un café parisien. Cette soirée un peu spéciale va se trouver bouleversée par l’arrivée d’un mime facétieux qui, au fil du récit, va toutes les amener à réévaluer leur vie.
En effet, chacune cache un secret qui l’empêche d’avancer et finit par s’en libérer pour reprendre le pouvoir sur sa vie. C’est un roman feel-good, drôle et poétique, emmené par une jolie romance, avec pour fil rouge les violences faites aux femmes, par des tiers ou par elles-mêmes.
En effet, chacune cache un secret qui l’empêche d’avancer et finit par s’en libérer pour reprendre le pouvoir sur sa vie. C’est un roman feel-good, drôle et poétique, emmené par une jolie romance, avec pour fil rouge les violences faites aux femmes, par des tiers ou par elles-mêmes.
Comment avez-vous trouvé cet équilibre entre légèreté et profondeur, sans que le récit ne bascule d’un côté ou de l’autre ?
D’abord, le pitch proposé initialement par Yohan était léger et ça me correspondait bien. Je n’aime pas les récits darks, plein de pathos. Je suis finalement un peu comme Philomène, mon héroïne, je vis dans un monde décalé, plein de magie et de bienveillance. J’ai conscience de la noirceur du monde mais je ne la laisse ni diriger ma vie, ni mes récits. J’aime rire, j’aime les maladresses et les belles histoires d’amour. Je fais partie de ces personnes qui trouve toujours un bout de lumière dans toute obscurité et c’est de cette façon que j’aime raconter les histoires, pleines de vie et d’espoir.
Votre roman se construit autour de 5 amies et de leurs secrets. Comment avez-vous travaillé les personnages pour qu’ils soient à la fois crédibles, attachants et porteurs de sens ?
Je voulais que mes personnages ne se contentent pas d’être les archétypes qui étaient à la base de notre travail de collaboration avec Yohan. J’ai essayé de donner vie à des êtres humains à part entière avec leurs doutes, leurs souffrances, leurs vulnérabilités, mais aussi leurs forces, leur capacité à aimé, à se relier à l’autre. Pour chacun, je me suis glissée dans leurs ressentis, leurs émotions, leurs souvenirs, tout ce qui les avait menés à l’instant présent afin de se libérer de ce qui les empêchait d’avancer.
J’avoue que ma casquette de coach de vie m’a beaucoup aidée en la matière : j’ai l’habitude d’aider les gens à déconstruire les schémas et les croyances qui les empêchent d’avancer dans leur vie et à en créer de nouveaux qui leur correspondent mieux.
J’essaye également d’insuffler ici et là, au gré du récit, ma propre vision de la vie et des êtres humains, mes valeurs. Un de mes objectifs premiers est d’illuminer le cœur de mes lecteurs de ma lumière de joie, d’amour et d’espoir grâce à mes livres.
J’avoue que ma casquette de coach de vie m’a beaucoup aidée en la matière : j’ai l’habitude d’aider les gens à déconstruire les schémas et les croyances qui les empêchent d’avancer dans leur vie et à en créer de nouveaux qui leur correspondent mieux.
J’essaye également d’insuffler ici et là, au gré du récit, ma propre vision de la vie et des êtres humains, mes valeurs. Un de mes objectifs premiers est d’illuminer le cœur de mes lecteurs de ma lumière de joie, d’amour et d’espoir grâce à mes livres.
Comment articulez-vous votre travail d’écriture ?
Quand j’entame l’écriture d’un récit, je commence par élaborer la trame complète de l’histoire pour avoir une direction claire. Ensuite, dès que le travail d’écriture pur est en route, très vite, je laisse mes personnages vivre, respirer par eux-mêmes et je me contente d’être l’observatrice-reporter de leurs aventures. S’ils dévient trop de la trame originelle, je redonne un petit coup de volant mais il arrive que ce qu’ils me proposent soit plus intéressant que ce que j’avais prévu au départ.
Quand j’entame l’écriture d’un récit, je commence par élaborer la trame complète de l’histoire pour avoir une direction claire. Ensuite, dès que le travail d’écriture pur est en route, très vite, je laisse mes personnages vivre, respirer par eux-mêmes et je me contente d’être l’observatrice-reporter de leurs aventures. S’ils dévient trop de la trame originelle, je redonne un petit coup de volant mais il arrive que ce qu’ils me proposent soit plus intéressant que ce que j’avais prévu au départ.
Qui a eu l’idée de la fin du « Cas Philomène » ?
Yohan voulait une fin qui surprenne, qui laisse une empreinte indélébile au lecteur et je trouvais ça très pertinent. J’ai donc cherché un ressort qui servait à la fois l’histoire et les personnages car je ne voulais pas que ce soit un rebondissement artificiel.
La fin m’est apparue pendant une nuit d’insomnie où tout s’est mis en place comme on assemble les dernières pièces d’un puzzle et que tout s’emboîte à la perfection. Ma fille s’en souvient encore : Elle m’a trouvée sur mon canapé, à 6h du matin, dans la pénombre, en train d’écrire le dernier chapitre à la lueur de mon ordinateur portable, ce qui est loin d’être habituel pour moi qui suit une lève-tard et qui écrit principalement l’après-midi.
La fin m’est apparue pendant une nuit d’insomnie où tout s’est mis en place comme on assemble les dernières pièces d’un puzzle et que tout s’emboîte à la perfection. Ma fille s’en souvient encore : Elle m’a trouvée sur mon canapé, à 6h du matin, dans la pénombre, en train d’écrire le dernier chapitre à la lueur de mon ordinateur portable, ce qui est loin d’être habituel pour moi qui suit une lève-tard et qui écrit principalement l’après-midi.
Vous avez également écrit un livre pour enfant : « La Moupe ».
Oui, celui-ci aussi m’est tombé dessus par hasard. J’étais en train de me promener quand j’ai remarqué un insecte bizarre sur le trottoir. Je me suis souvenue du nom que ma fille lui avait donné l’été précédent et, là, toute une histoire s’est mise à se dérouler dans ma tête. Je suis rentrée chez moi presque en courant, prise d’une envie pressante d’écrire, j’ai allumé mon ordi et trois heures plus tard, j’avais écrit l’histoire de « La Moupe » sans savoir exactement ce que j’étais en train d’écrire.
Je l’ai lue à mon mari et ma fille le soir-même et mon mari m’a dit que je tenais un truc. J’ai donc décidé de travailler les illustrations avec l’IA dont je me servais déjà pour illustrer mes blogs, mon mari s’est occupé de la mise en page, et quelques semaines plus tard, le livre était prêt.
Comme c’est un récit qui traite du sujet de la différence, j’ai pensé que ce serait une bonne idée de m’en servir comme outil pour sensibiliser les enfants à cette thématique en allant proposer des lectures dans les écoles, ce que je tente de faire régulièrement quand je ne suis pas en train d’écrire mes romans.
Je l’ai lue à mon mari et ma fille le soir-même et mon mari m’a dit que je tenais un truc. J’ai donc décidé de travailler les illustrations avec l’IA dont je me servais déjà pour illustrer mes blogs, mon mari s’est occupé de la mise en page, et quelques semaines plus tard, le livre était prêt.
Comme c’est un récit qui traite du sujet de la différence, j’ai pensé que ce serait une bonne idée de m’en servir comme outil pour sensibiliser les enfants à cette thématique en allant proposer des lectures dans les écoles, ce que je tente de faire régulièrement quand je ne suis pas en train d’écrire mes romans.